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Femmes de l´année 2011
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Carole Robert – Votre FEMME de l’année
Vous avez été plus de 73 000 à voter en ligne pour la Femme de l’année 2011. La grande gagnante, la voici. Carole Robert, une redoutable femme d’affaires. Mais aussi une visionnaire engagée qui fait bouger les choses.

Carole Robert

Carole Robert, présidente et cofondatrice de la Fondation BDA et de PharmAfrican

Hier encore, elle était à Durban, en Afrique du Sud, à l’invitation des Nations unies. Devant un parterre de dignitaires préoccupés par les changements climatiques, elle a présenté son bébé: le programme Plante Action qui forme, en République démocratique du Congo (RDC), des entrepreneurs responsables. Leur mission: cultiver et transformer les plantes médicinales, qui poussent en quantité phénoménale sur le continent noir, tout en préservant la forêt équatoriale.

Carole Robert a de quoi être fière. Son laboratoire-école, construit par les étudiants de l’École de technologie supérieure de Montréal, est niché en pleine jungle dans la réserve forestière de Luki, en RDC. Et la première cohorte d’apprentis « écopreneurs » est sur le point d’y terminer sa formation de trois ans.

Les yeux de la dame brillent et sa voix s’attendrit quand elle parle de ces femmes et hommes – ils sont une vingtaine – qui retourneront ensuite dans leurs villages cultiver armoise, curcuma, pervenche, margousier… Chaque initiative devrait générer des dizaines d’emplois, contribuant ainsi à la création d’une classe moyenne africaine.

Pour elle, c’est un premier pas visant à corriger une lacune immense: l’absence de l’Afrique dans le circuit mondial des plantes destinées aux industries alimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Un marché gigantesque que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue à 60 milliards de dollars. « Tant qu’on jugera l’Afrique incapable de respecter les normes de qualité internationales, on la tiendra à l’écart du marché », dit-elle. Un non-sens pour cette adepte du Trade not Aid (le commerce, pas la charité). « Le commerce est un outil de développement incroyable, observe-t-elle. Mais les entreprises ne doivent pas l’utiliser au détriment des gens et de l’environnement. »


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