Mon dos s’est barré hier. Je me penchais pour enfiler un jeans et crac, incapable de me relever. C’est pas la première fois que ça m’arrive mais disons que le timing n’est pas très bon.
La dernière fois, 24 heures à l’hôpital avant de pouvoir me déplier et un mois de convalescence avec physio quotidienne. Tout ce qui me plaît quoi, genre repos total.
Surtout qu’aujourd’hui, c’est le 80e anniversaire du Chatelaine anglais. Avec une grande fête ultra glam et le lancement du Chatelaine nouveau look. Le projet sur lequel je travaille depuis 6 mois, presqu’à temps plein.
Est-ce que le stress et la surcharge de travail seraient en partie responsable de mes maux de dos ? Sans doute un peu, mais j’ai vécu un des grands moments professionnels de ma carrière. Quand on y pense, c’est flatteur pour le talent québécois. On a confié à une québécoise la responsabilité de donner un nouveau souffle de vie au plus important magazine au Canada. En fait, j’ai eu carte blanche.
Et c’est ce soir que le fruit de mon travail, et de celui de l’équipe, sera présenté au monde. Le trac dites-vous ?
Trac et crac ?
Je veux aussi en profiter pour remercier ma formidable équipe de Montréal qui a continué à faire un travail exemplaire, malgré mes nombreuses absences. De vrais pros et des gens de très grand talent. Qui m’ont beaucoup manqué.
Et à Toronto, lever mon chapeau à l’équipe de Chatelaine qui m’ont acceptée comme une soeur d’armes. Ça prend de l’ouverture pour accepter qu’une fille débarque du Québec avec ses idées, ses méthodes différentes, son franc-parler et sa grosse voix et chambarde tout. J’imagine l’inverse… surtout que j’avais amené avec moi mes deux designers graphiques chouchou, Isabelle Salmon et Éric Soulier, des Parisiens d’origine ! Mais tout le monde, sans exception, est monté dans le bateau et nous avons tous ramé ensemble et dans une seule direction.
Et cela s’est fait dans l’harmonie, la joie avec beaucoup de rigolades et de solidarité humaine.
Le bateau arrive au port ce soir. Le numéro qui marque aussi le 80e anniversaire de la revue fait 364 pages, pour 1,99$ Pour dire merci aux lectrices de nous avoir suivi toutes ces années. (Châtelaine pour sa part va fêter 50 ans d’existence en 2010 et on travaille déjà).
Bref, si vous lisez l’anglais et que vous avec un p’tit deux, j’aimerais tellement entendre vos commentaires. Bons ou mauvais, tous servent la cause de faire de meilleurs magazines.
Et dire que j’étais partie pour vous parler des urgences à Toronto. Pas long: c’est pareil comme chez nous mais ils m’ont remise sur pied, avec une canne, pour que je sois de la fête ce soir.