Le 2 janvier, au très sérieux bulletin de nouvelles de RDI, oui oui, RDI, on présentait un reportage pour expliquer comment tenir ses résolutions du Nouvel An. De deux choses l’une me suis-je dit: ou bien voilà une révélation cruciale qui va changer le monde, ou bien il manque cruellement de guerres, de famines, de bouleversements économiques et de drames humains, bref de nouvelles, sur notre petite planète.

On peut aussi penser qu’on n’a plus les échelles de valeurs qu’on avait. Mais bon, dans le temps des fêtes, peut-être faut-il jouer léger pour ne pas démoraliser l’auditoire.

En avez-vous pris, des résolutions, vous ? Moi, si. Je ne vous dirai pas ce que c’était, je garde mes vices cachés pour moi, je dirai seulement que vingt-quatre heures plus tard, j’y faillissais. Le 3 janvier au matin, je me suis rerésolue. Le 3 au soir, je refaillissais. J’ai essayé ressayé comme ça jusqu’au 9. Le 10, j’ai dit «Bof». 

Hier, j’ai attrapé mon dictionnaire (c’est un truc que j’ai pour me passer les nerfs et les remords). Résolution a deux sens. Le premier est du domaine de la solution (la résolution d’un problème). Le second est du domaine de la décision (la résolution de cesser de fumer). Et le second découle du premier. Autrement dit, prendre une résolution, c’est trouver une solution. Ah! que c’est intéressant.

Une bonne résolution apporte une solution. Stimulant, non ? Il suffit de ne jamais perdre de vue le bienfait de la solution et la résolution va se tenir toute seule. Ce devait être ça, le truc de RDI.

Ça y est, je me décide demain. On s’en reparle après-demain.