Il y a peu, je cherchais à réécouter une entrevue de Christiane Charette avec mon ami Richard Chevalier, physiologiste de l’exercice et journaliste, grand pourfendeur de la sédentarité et auteur d’une jolie pile de livres dont le plus récent, Pour prévenir le cancer Bougez ! , fera date.
En chemin, je suis tombée sur un autre invité de l’émission (28 janvier), le linguiste Jean Forest. Une grande gueule assez drôle, du style à gonfler ses effets et à forcer sur le surligneur. Mais un prof sérieux, dont notre collègue réviseure à Châtelaine, Liette Beaulieu, a suivi les cours et dit bien du bien.
Le monsieur vient de publier Le grand glossaire des anglicismes au Québec (chez Tryptique). Il en recense 13 000 ! Et pas que des mots, ceux-là en général aisément reconnaissables. Mais des expressions, des exclamations, des tournures de phrase, insidieuses et étonnantes.
Il faut écouter l’entrevue en émondant, vous aurez compris. De l’enchevêtrement des images verbales, pas toujours convaincantes, il reste deux questions fondamentales qui demandent étude, réflexion et projection : Quel français voulons-nous parler ? Et devons-nous, comme Forest le propose, enseigner le vocabulaire avant (et même au lieu de) la grammaire et l’orthographe.
Il dit: « Le problème avec notre langue, c’est qu’on parle le franglais. D’où l’abondance des anglicismes. »
Petite Fée Éduca
« On souffre collectivement d’un cancer généralisé. Il faut repenser l’enseignement. Pourquoi enseigner la grammaire et l’orthographe alors que ça sert à une minorité de la population? C’est le vocabulaire qu’il faudrait enseigner, c’est là qu’il y a un problème. »
Allez-y donc: Jean Forest, pourfendeur d’anglicismes
Prenez aussi le temps de lire les commentaires.
De mon côté, je commande l’ouvrage.


