On dit que la langue inuit compte une centaine de mots pour dire la neige. Le français ? Assez pauvre à côté de ça… Y a bien la neige à bonhomme (celle qui colle, qui fait des balles aussi), la neige à fourrure (qui reste prise dans les poils vrais ou faux du manteau presque une minute encore une fois qu’on est à l’intérieur). La neige de Noël, ronde et brillante. La p’tite neige de rien. La neige qui tourne. La neige cochonnée (celle des trottoirs et des routes). La tapée. Bref, pas grand-chose.
C’est en tout cas ce que je pensais en me désolant… jusqu’à ce que je me retrouve dans le Grand dictionnaire terminologique. Allez-y voir. C’est réjouissant ! Tapez «neige» dans le rectangle Interrogation. Cliquez sur chaque expression; ça vous dit si on parle d’eau, de sport ou de conditions atmosphériques. Cartonnée, croulante, roulée, tôlée, vous ne verrez plus la neige de même façon!
Neige en Provence, 15 novembre 2007: ça faisait 30 ans qu’il n’y avait pas neigé si tôt dans l’année. Une demi-heure plus tard, il n’en restait plus rien. Beauté de l’éphémère!
Le mot Le français neige et l’anglais snow ont la même racine indoeuropéenne. Quelque chose comme snigwh. Nous autres, suivant le latin nix, nivis, on a laissé tomber le s.



