Archives de : novembre, 2007

Ce week-end…

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Couverture

… j’attaque ce bouquin.

En attendant, toujours de Jean-Benoît Nadeau, j’ai lu son passionnant article, «Le retour des conquérants», dans le dernier numéro de L’Actualité.

Le thème cher à Nadeau: la langue française est une force d’expansion extraordinaire. Il n’en tient qu’à nous, Québécois, de la répandre et de la faire connaître partout en Amérique en lui conférant le prestige qu’elle mérite. Prestige qui ne peut que nous profiter culturellement et économiquement. Allez-y voir, c’est stimulant.

Réponses

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J’arrive de mes petites vacances en France. De là-bas, toutes les misères du monde à me connecter sur ce blogue. C’est pourquoi y a des trous dans la production ! Pour le moment, j’ai pris ce matin le temps de lire vos commentaires, et de répondre à quelques-uns d’entre vous. Bonne journée!

À +, comme qu’y disent!

 

 

Deux vies

À David. Vous m’avez prise en flagrant délit de non-application des conseils de Châtelaine ! Zut de zut. Mais sans blague, l’idée de se préparer longtemps d’avance ne tient pas fort fort quand on n’est pas dans l’ambiance «d’avance», quand on a l’impression d’avoir déjà dépassé l’événement… C’est tordu, mais c’est comme ça J Quant à LA robe, je l’ai ! Je vais remettre celle que j’ai achetée pour mon anniversaire.  

L’ambonheur de Pénélope

À YMarcoux. Merci,  «affreux groupie», pour votre suggestion. Je vais tâcher de trouver le courrier de l’Unesco. 

  

À Anicka. Oui, j’ai lu Vivre. Et l’ai très très très souligné. Quant à votre casse-tête immense, vous m’avez rappelé qu’une année, j’avais reçu en cadeau un puzzle trois dimensions : une horloge, le Big Ben, il me semble. Mon chéri et moi avions passé les Fêtes, des Fêtes neigeuses à souhait, à la monter. C’était d’un paisible ! Une vraie parenthèse, chaude et molle. L’horloge faisait bien 1 mètre de haut et fonctionnait à pile. Elle nous a encombrés quelques années… C’est le verglas de 1998, en gelant tout dans la maison, qui en a eu raison.

 

La question

À GN. Oups pour Schmitt, vous avez raison, j’ai mal orthographié son nom. Ce n’est pourtant pas de ne l’avoir pas lu…Je me tape sur les doigts J. Et corrige l’erreur dans mon billet.

 

 

À YMarcoux. Merci pour la comparaison avec l’anglais. Cet adoucissement, comme le would you, introduit la politesse. J’aime bien.

 

À Anika : Gentil, votre suggestion. Hélas pas pu voir Courbet, non plus les amis que j’ai à Paris ni Paris. Sauf le Satellite 3 de l’aéroport, dont je vous montrerai des photos en fin de semaine.

La question

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“La condition humaine est une condition interrogative. Nous sommes faits de plus de questions que de réponses.” C’est Eric-Emmanuel Schmidt qui disait ça chez Christiane Charette, le 13 mars dernier. Ca sonnait juste, j’ai noté. Puis j’ai écouté autour de moi. Et constaté que le Québécois et le Français ne tournent pas les questions de la même manière.

Quand un Québécois pose une question, il l’introduit par “Est-ce que…”, comme dans “Est-ce que tu viens manger à la maison, samedi ? ” Ou bien il inverse le sujet et le verbe : “Viens-tu manger à la maison, samedi ?” C’est la forme interrogative. Le Québécois se met en état de réceptivité, il attend la réponse.

Mais le Français, lui, ne pose pas vraiment sa question. Il affirme, fait en même temps la question et la réponse : “Tu viens manger à la maison, samedi.” Concession : il retrousse la voix en finale, histoire de marquer le point d’interrogation. C’est la forme affirmative-interrogative. Seule l’intonation fait la différence : “Tu viens manger à la maison, samedi ?” Ca, môssieur, c’est de la confiance en soi !

ps : Désolée, je suis en France pour quelques jours et le clavier français est différent du nôtre.  J’arrive pas à faire les guillemets chevrons ni les accents sur et sous les majuscules.

L’ambonheur de Pénélope

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Je ne suis groupie de personne. Ni vraiment des Boys, quoique j’aie pu en dire, ni de chanteurs-teuses, ni même d’écrivains-vaines ou de savantissimes personnages. Et je ne comprends pas les groupies. J’ai l’impression que ces gens amourachés d’un inconnu ont de sérieux trous dans leur estime d’eux-mêmes.

Mais bon. L’humain est humain.

Tout ça pour vous dire qu’en feuilletant un vieux numéro du Marie-Claire français, je suis tombée sur une entrevue avec Penelope Cruz. J’ai vu Volver l’an dernier, alors je me suis attardée.

Une entrevue questions-réponses correcte, sans plus. Sauf qu’à la question «Êtes-vous ambitieuse ?», Mme Cruz répond : «J’ai l’ambition du bonheur. Le bonheur, pour moi, c’est de travailler dur, de toujours apprendre et de ne jamais cesser d’évoluer.»

Quelle définition rafraîchissante. Cette fusion de l’ambition et du bonheur (on devra créer un nouveau mot : ambonheur ?) est ouverte et tellement dynamique !

D’habitude, quand on demande à quelqu’un ce que représente pour lui le bonheur, on obtient des réponses molles, qui se résument à peu près à ceci : «Ne rien faire.» «Mon amour, les petits pis moi tous collés.»  «La paix.» «La contemplation d’un coucher de soleil.»

Bref, pour beaucoup, le mot bonheur représente un arrêt du temps.

Peut-être qu’on confond bien-être et bonheur ? Je ne sais pas. Un mot ne contient que ce qu’on veut bien y mettre.

L’ambition de Penelope Cruz, c’est le travail. L’apprentissage. L’avancée.

 

Cette idée d’un ambonheur actif, en marche, me plaît infiniment. Elle me réconcilie avec un mot dont je me méfiais jusqu’ici.

Deux vies

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Et voilà : le Châtelaine de janvier 2008 est bouclé. Notre vaillante équipe entreprend février. On n’est pas à la mi-novembre que les filles (et le gars) plongent à deux mains dans la boîte de chocolats de la Saint-Valentin.

 

 

 

C’est ça, le merveilleux monde des magazines. Le décalage total. Imaginez : les articles de décembre ont été commandés… en août ! 

À l’heure où je vous parle, magazinement parlant, nos tourtières sont faites, notre sapin monté, nos cadeaux, emballés. Nous nous sommes souhaité la bonne année, boule de cristal en mains et skis aux pieds.

Quand les vraies fêtes nous tomberont dessus, nous serons aux abords du printemps.  Les bottes dans la neige et la tête dans les bourgeons.

Dans mon cas, ça fait vingt ans que ça dure. Je sais que je vais me réveiller le 20 décembre  dans l’angoisse pure. Déjà ! Et je me mettrai aux listes, aux courses, à la popote, je chercherai LA robe. Mais ça va marcher. J’arriverai en même temps que tout le monde.

Mon épitaphe dira que j’aurai vécu deux fois. L’anticipation et la réalité. Quelle aubaine, quelle chance ! Deux vies pour le prix d’une !