Vous m’avez demandé ce qu’était un «chemin de fer» ? Je répondrai qu’il s’agit d’un casse-tête !
(6) Saviez-vous que … Dans l’échéancier de production d’un magazine, il y a une date de tombée pour les publicités (comme il y en a une, quelques semaines plus tôt, pour les textes). À partir de cette date, on dispose de tous les éléments qui constitueront le magazine : les articles, les illustrations et les publicités, selon leur format et l’entente avec l’annonceur (une page entière, un quart à gauche, une demie verticale, un tiers horizontal, dans la section beauté, dans les 10 dernières pages, et que sais-je encore). On peut alors dérouler les articles et leur attribuer un numéro de page. C’est le chemin de fer. Pourquoi «chemin de fer» ? Parce que pour s’y retrouver, il y a quelques années encore, on se servait d’une feuille lignée qui ressemblait à un chemin de fer, à des rails. Des fois, d’ailleurs, on dit «le rail» plutôt que «le chemin de fer». Aujourd’hui, on dessine plutôt de petits rectangles dont chacun représente une page de magazine. On peut dire que ça fait une suite qui ressemble aux wagons d’un train. En tout cas, méthode 1 ou méthode 2, ça nous permet d’avoir une vue d’ensemble du magazine et de vérifier si tout est là, à sa place et mis en page comme il faut.
Dans le même esprit, quand une page est terminée, on en fait une miniature qu’on fixe à sa place sur un mur. On peut donc voir d’un coup d’oeil l’ensemble de la «création». On appelle ça… «le mur». Et c’est bien joli.

Le chemin de fer à Amqui
Chemin de fer, chemin de terre, chemin de pierres. Un chemin va toujours quelque part.
Sauf s’il s’agit d’un chemin de ronde, bien sûr. Celui qu’on martèle pas après pas, jour après jour, d’où l’on attend le pire et le meilleur. Le chemin du guetteur, du guerrier, de l’abandonné. Le chemin de la mort et celui de l’espoir. Anne ma soeur Anne… Et le hamster dans sa cage, qui refait à jamais le chemin de sa roue.
Chemin de fer. Vous imaginez la révolution qu’il a dû représenter en son temps, celui-là? À la distance tranquille il opposait la vitesse, le bruit, le confort, le proche. La ligne droite. Et puis du coup, les adieux pouvaient devenir des au revoir.
J’ai pris une fois le train Montréal-Halifax. En traversant la vallée de la Matapédia, je ne reconnaissais plus mes villages aimés. C’est que je les voyais d’en arrière, et dans la nuit. C’était une autre planète, vue de ma couchette.
Chemin de fer. Filer en douce jusqu’au verso de l’horizon… Métaphore, métaphore !
Mais impossible aujourd’hui. J’ai pris ce matin le train train quotidien. Et celui-là, m’sieurs-dames, vous le savez bien, il tourne en rond sur ses rails de plastique.