Le lion
Générale 29 août 2008 8:41C’était à une soirée de gala. Trois ou quatre personnes m’avaient interceptée en me disant: “Y’a Vastel qui te cherche, il veut absolument te parler”. Moi, je n’y tenais pas particulièrement, à lui parler. Il y a quelques années, il avait écrit des choses méchantes et gratuites et dans certains cas inexactes à mon sujet. Alors je préférais changer de trottoir… Mais au beau milieu de la soirée, je l’ai vu foncer vers moi: amaigri, affaibli, tout pâle, le lion que j’avais connu rugissant avait pris un coup de vieux. Je le savais malade. J’ai deviné qu’il était mourant quand il m’a dit: “Madame Durocher, je voulais m’excuser. Il y a quelques années, j’ai eu des mots très durs envers vous. C’était déplacé. Je m’en excuse. J’espère que vous me pardonnez.” J’étais estomaquée. Mais touchée. “Toute faute avouée est aussitôt pardonnée, Monsieur Vastel. Bon courage.” Il a eu l’air soulagé. Il avait surout l’air d’un homme qui fait sa ronde avant de partir, qui sait que la fin est proche et qui veut mettre ses affaires en règle avant de quitter la piste.
C’était un lion: il en avait la force et les griffes, mais aussi la grâce et la noblesse. Adieu Monsieur Vastel.


ymarcoux a écrit :
29 août 2008 à 8:59
Il s’agissait certainement d’un beau geste de la part de M. Vastel et vous avez été très généreuse de lui pardonner. Mais je crois que la leçon à en tirer est justement de ne jamais dire ce que l’on pourrait regretter un jour.
josette a écrit :
14 décembre 2009 à 9:45
bonjour sophie, je cherche ton article de chatelaine mai 2008 ,la vie qui va .LES COUPS DURS . EST CE QUE TU PEU M ENVOYER UN EXEMPLAIRE S.V.P. J AI BESOIN DE FAIRE DE LA LIMONADE. J AIMERAIS EN FAIRE QUELQUE COPIE ET LE METTRE A LA CLINIQUE MÉDICAL.C EST BEAUCOUP MIEUX QUE LES PILLULES.
sophie a écrit :
14 décembre 2009 à 13:52
Malheureusement je ne l’ai pas dans mes dossiers. Mais communiquez avec la rédaction de Châtelaine et ils vont sûrement pouvoir vous aider!