oct 31
À l’heure des débats sur les accomodements raisonnables, à l’heure où le cardinal Ouellet nous dit que le salut de notre âme passera par le retour en force de la religion catholique, il est bon de se poser la question d’Alain Souchon: Et si en plus y’a personne?
En effet, si le ciel était vide, on aurait vraiment l’air des cons, tout ce tapage pour rien. Le vidéoclip qui illustre la chanson est troublant: tout ce qu’on a commis au nom de la religion.
oct 31
Le texte que j’ai écrit dans le livre de Sainte-justine sur la maltraitance parle des mots méchants qu’on dit aux enfants. Et voici que je viens de recevoir ce courriel:
Bonjour, qu’il est bon de vous entendre parler de votre petit bébé avec autant d’amour et d’attente et d’admiration. Ce petit être qui grandi en vous jour après jour, on le ressent, à la chance d’être niché dans un nid accueillant et plein de tendresse. Comme je suis intervenante, il m’arrive d’entendre des jeunes en détresse, souffrant et criant leur peine de ne pas se sentir aimé car on leur a malheureusement dit: Je te voulais pas, j’aurais dû pas t’avoir, t’avorter, t’es un accident…Si vous saviez
quelle tristesse et quelle impuissance que ces mots déchirants d’enfant ou d’ados déchirés me font… Ils étaient qu’un petit grain de riz et déjà ils se sentaient des mal-aimés , des de trop… C’est un baume de vous entendre parler de cet enfant que vous portez précieusement comme un trésor et que vous attedez on le sent avec tout l’amour que vous portez à ce petit être qui n’a pas choisi de vivre. Qui le choisit! mais à la différence de ces jeunes déchus, c’est un enfant désiré et aimer jour après jour. Vous entendre partager toute cette affection maternelle est une caresse radiophonique, pour moi qui côtoie des jeunes carancés et qui malheureusement même à 50 ans souffre de ce vide de n’avoir pu avoir d’enfant… Peut-on réellement un jour guérir d’avoir manqué d’amour…
oct 30
…un livre publié par les éditions Sainte-Justine: La maltraitance: une réalité qui bouleverse.
On parle ici de négligence, d’abus physiques, d’abus sexuels, d’abus psychologiques. C’est une réalité qui concerne, au Québec, plus de soixante mille enfants !
Vous allez trouver dans ce bouquin des témoignages et des textes, entre autres, de Guy Corneau, Angèle Dubeau, Gilles Julien, Marie Laberge, Fred Pellerin, Denise Robert,
Gilles Vigneault, et de moi-même. Chacun des textes est accompagné d’une photo d’enfant (superbe!!!) prise par la photographe Nancy Lessard.
Les profits des ventes serviront à la mise en œuvre de projets de l’Hôpital sainte-Justine. Un beau livre pour une bonne cause.
oct 28
Au lieu de m’appeler pour m’offrir des excuses ou au lieu de reconnaître ses torts, la compagnie qui ne voulait pas de moi parce que je suis enceinte a décidé… de flusher la boîte de communications qui m’avait approchée. Don’t kill the messenger, qu’ils disaient. Quel excellent citoyen corporatif.
Vous avez été nombreux(euses) à m’écrire et je vous remercie de vos courriels d’appui. Vous me demandez de nommer la compagnie. Je ne le ferai pas parce que je souhaite plutôt que le débat se fasse sur la place publique au sujet de toutes les compagnies qui sont sexistes et rétrogrades, sans avoir à pointer du doigt une seule compagnie. Sachez simplement que je ne ferai plus jamais mon épicerie là.
Par contre, je suis très contente de vous donner le nom des compagnies et organismes qui ont, eux, décidé de m’engager malgré ma bedaine, et qui en plus se réjouissaient que je sois enceinte parce que ça allait dans le sens de leurs valeurs de mettre de l’avant une femme enceinte: PriceWaterhouseCoopers, la Société canadienne du cancer, et la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve. Et puis la Société canadienne du cancer m’a demandé d’animer à nouveau l’année prochaine le Bal de la Jonquille, alors qu’ils savent très bien que j’aurai accouché un mois avant et que je serai ÉNORME.
Mais il faut croire qu’ils savent, eux, que la grossesse n’est pas une maladie.
oct 25
Manifestement, à en croire vos courriels, je ne suis pas la seule à être dégoûtée par ce qui m’est arrivé. Renée-Claude Brazeau va en parler avec Paul Arcand demain matin.
En espérant que ça fasse bouger les choses.