Déclamation
Générale 19 novembre 2009 10:59Mes amis le savent, me traîner au théâtre ne se fait pas sans risque. Neuf fois sur dix, je ressors en beau joual vert et je suis guérie jusqu’à la prochaine saison. Si je suis près de l’allée, il m’arrive de sortir pendant la pièce, sinon, de roupiller. Je le fais pas exprès, j’ai une sainte allergie à tout ce qui est faux et je prétends à qui veut l’entendre que le cinéma a été inventé depuis.
Je sais, c’est épouvantable de dire ça. Et du temps où j’avais beaucoup d’amis comédiens, je ne le disais pas trop. Je ne voulais pas les peiner. Le théâtre, c’est leur vie. À titre de journaliste, j’ai la chance (ou la malchance) d’aller au théâtre régulièrement et je me frappe le nez sur une démonstration de sparages narcissiques trop souvent à mon goût. L’acteur (trice) arrive rarement (mais ça arrive, heureusement et c’est pour ça que j’y retourne une fois que j’ai oublié la déconvenue précédente) à me faire oublier son ego qui est dans le chemin. Le théâtre ne rit pas, il s’esclaffe et pouffe, il ne pleure pas, il lyre et agonise. L’exagération l’emporte sur la subtilité et l’émotion n’est pas souvent au rendez-vous en ce qui me concerne.
Hier soir, c’était pire que tout. “Interprétation/Exploration 101″ Cégep Lionel-Groulx. Et pourtant, nous étions dans l’un des plus grands petits théâtres en ville. Tout était faux. Du début, (le petit laïus d’Éric Jean, directeur artistique du “4 sous” et concepteur de la pièce, pour nous enjoindre d’éteindre nos cellulaires) à la fin, un discours grandiloquent sur… sur quoi déjà?
L’art, je crois. L’intensité. À l’entendre, le cinéma ne lui suffisait pas, la danse non plus, le théâtre pas t’encore. “Je ne veux rien raconter, je veux ressentir.” Et bien, j’ai rien ressenti. Rien de rien, sinon une immense exaspération. J’ai eu l’impression de faire un tour dans l’inconscient d’Éric Jean. Et il aurait eu besoin d’un metteur en scène, autre que lui-même.
La pièce “Chambre(s)” n’a pas réussi à me tirer de ma torpeur (j’ai essayé de dormir un bout sur l’épaule du fiancé féru de théâtre), même pas le gars tout nu qui sautait partout en ayant l’air de trouver que c’était l’idée du siècle de se mettre tout nu sur une scène et de sauter partout. J’ai tchecké le sexe du coin de l’oeil (tout à coup que…) et j’ai refermé les yeux aussi sec. Rien à voir, circulez. Et qu’on ne vienne pas me parler d’exploration dramaturgique. Tout part de l’intention…
Bon, d’accord, y’avait un truc de vraiment bon dans cet exercice d’onanisme collectif (l’expression n’est pas de moi, et j’ai aussi entendu “théâtre fifoïde” dans les escaliers), et c’était la musique de Vincent Letellier. Splendide.
Sinon, je suis vaccinée jusqu’en 2010.


ymarcoux a écrit :
19 novembre 2009 à 11:31
Sylvie et moi nous sommes fait la même réflexion après avoir assisté à une pièce de théâtre pour laquelle des amis nous avaient donné des billets, après plus de trente ans sans avoir mis les pieds dans un théâtre. Nous sommes devenus, nous aussi, allergiques à l’exagération, la démesure, l’emphase caractérisant le jeu des comédiens. J’imagine que, pour quelqu’un à l’hypersensibilité innée, cela doit être tout simplement insupportable.
Alors, désolé M. Aznavour:
http://www.youtube.com/watch?v=UbwGPnqBQ8M
P.S.: J’ai l’impression cependant que certaines pièces ne supporteraient pas d’être portées à l’écran, parce que trop “cérébrales”. Je pense, entre autres, à celles de Camus et de Sartre.
ymarcoux a écrit :
19 novembre 2009 à 11:56
1ier bémol: J’ai, sur disque, un extrait de la pièce “Le Malentendu” avec Maria Casarès. On dirait que, quand on ne voit pas les comédiens, l’exagération du débit aide à “visualiser” la scène.
2ième bémol: Au début, le jeu des comédiens au cinéma était beaucoup plus près de l’expression théâtrale, car la plupart d’entre eux y avaient fait leurs premières armes. Il suffit, par exemple, de revoir les films de Cocteau pour le constater.
Marie P. a écrit :
19 novembre 2009 à 12:05
Merci Josée pour ce texte qui m’a rassurée en quelque sorte. Non, je ne suis pas nécessairement foutue côté culture parce que je crispe presque toujours au théâtre. En plus de ne pas pouvoir bouger si j’ai une fesse engourdie…
Bref, j’étouffe au théâtre et grâce à votre magie des mots (vous nommez si bien les choses que vous voyez ou ressentez!), je connais maintenant le coupable : le faux. C’est exactement ça, le faux qui me rentre dedans et avec lequel je n’ai pas envie de négocier.
Yé je me sens moins seule à ne pas « comprendre » le théâtre!
diane massicotte a écrit :
19 novembre 2009 à 13:01
Ouf! Je ne suis pas la seule… Je ne l’ai jamais dit mais dans l’ancien temps, quand j’étais chroniqueuse à Bon Dimanche, au bon vieux canal 10, combien de fois me suis-je endormie au théâtre? Sauf à la Cie Jean Duceppe quand lui-même était sur scène!
Pourtant j’aime les décors, les éclairages, les comédiens mais à moins d’un texte exceptionnel, c’est l’ambiance qui l’emporte! Je veux dire, cette chaleur, le confort d’avoir souvent 2 personnes comme… encadrement qui vont me réveiller si je suis sur le point de tomber! Et cette pénombre dans la salle, tout porte au sommeil irrésistible! Je le conseille aux insomniaques.
Djo a écrit :
19 novembre 2009 à 14:02
Ah! Joblette! Dans mes bras!
Je n’en dirai pas plus. Pour ne pas faire de mes peines à mes amis comédiens
Miss Gaby a écrit :
19 novembre 2009 à 14:05
Vous êtes vache avec le théâtre, Josée… lol.
Je suis une grande fan de théâtre (mais pas des superproductions), et j’ai vu un paquet de pièces. Votre billet me fait penser à une interprétation de ‘Médée’ que j’avais vue à Lyon. A la fin de la pièce, tous les comédiens finissaient à poil en arpentant la scène. En fait, il n’y avait pas de fin: l’arpentage continuait jusqu’à ce que le dernier spectateur ait quitté la salle. Vous auriez adoré!!! Un excellent vaccin également…
ratata a écrit :
19 novembre 2009 à 15:08
Même chose pour moi avec ce moyen d’expression; je comprends que l’on ait du plaisir à jouer sur scéne mais … en temps que spectateur de … là, non, ça m’ennuie.
ratata a écrit :
19 novembre 2009 à 15:09
corr. scène
Lulustucru a écrit :
19 novembre 2009 à 15:23
Enfin!!!!!!
Ça me fait grand bien de vous lire sur ce sujet. Je partage votre avis. Tout y est faux. C’est comme ça que je le ressens. J’y vois tous les défauts du décor en carton pâte à la porte qui branle sur son chambranle, les voix qui me crient leurs émotions par la tête. C’est épuisant et assommant. J’embarque pas. J’ai hâte de sortir, alors j’ai réglé le problème, je n’y vais plus. C’est mieux pour eux et ceux qui aiment le genre, je ne suis pas là pour gâcher leur plaisir. Trois petits coups et puis s’en vont…
CARMEN a écrit :
19 novembre 2009 à 15:37
ouffffffff carmen,
Josée a écrit :
19 novembre 2009 à 15:38
Merci!!
Je me sens moins seule.
Pierre a écrit :
19 novembre 2009 à 16:26
Je découvre tranquillement le pourquoi de mon attachement ce bloque. Aujourd’hui, je succombe, j’écris: le théâtre malgré de nombreux essais, pas capable.Je l’aurais dit avec les mêmes mots. C’est tellement off. Mais parfois l’exception j’ai vu Being at home with Claude en 1984? avec Lothaire Bluteau…Ouff! C’est donc possible. C’est pourquoi on y retourne.
joblo a écrit :
19 novembre 2009 à 16:28
tous: ben cou’donc, on dirait que ceci explique cela. Le théâtre subventionné agonise et le théâtre d’été, ben, c’est pas mieux. Des fois j’ai l’impression qu’il n’y a que les comédiens qui vont encourager leurs ti z’amis pour apprécier. Non, c’est pas vrai, ma mère m’a dit qu’elle a passé une délicieuse soirée en compagnie de Pol Pelletier hier à l’Ex Centris. Mais la magie est rare… et Pol Pelletier est capable de réveiller les morts
ps: et ça arrive même aux pros de mourir d’ennui: http://www.ledevoir.com/culture/theatre/277529/theatre-mourir-d-ennui
suzanne rolland a écrit :
19 novembre 2009 à 17:19
La derniere fois que je me suis vraiment amusee au theatre, c’etait a Perce ou ma famille louait une maison du 24 juin au 1 septembre.
Au Centre d’Art de Perce, Suzanne et Tommi Guite offraient des pieces de theatre avec Francoise Gratton, Gilles Pelletier, Francois Rozet. Je faisais l’ouvreuse, je balayais la scene, je frappais les trois coups, je placais les gens et les comediens venaient chez nous chercher une chaise bercante, une petite table, divers accessoires qu’ils ne trouvaient pas. J’avais 16 ans! J’ai laisse tomber cet art, et je suis a faire la meme chose avec le cinema et ses grosses productions… finalement vive la musique et les livres.
Moi, je faisais Bon Weekend au defunt canal 10, Diane!!!
Jeanne a écrit :
19 novembre 2009 à 17:32
Josée, avez-vous reçu votre vaccin contre la tique?
Et vos commentateurs ont-ils une vague idée de la pièce Chambre(s)? Il me semble que la plupart ont donné leur opinion sur le théâtre en général. C’est correct aussi.
D’après moi, de tous les arts, le théâtre est celui qui illustre le mieux la culture d’une nation. Parce que le théâtre a besoin d’un auditoire pouvant goûter à la fois, les ivresses de la vie et ses supplices.
Bien entendu, je n’ai pas vu cette pièce, mais j’en ai trouvé une critique dans La Presse.
http://www.cyberpresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/200911/13/01-921483-chambres-faire-image-a-laide-du-son.php
Et je me demande, pourquoi votre billet est si, comment dire, plein d’indignation.
L’auteur y expose son inconscient, dites-vous. Toutes nos actions, toutes nos paroles sont dictées par notre inconscient, à moins de se censurer, ou d’être censuré.
Ce que je reproche parfois au théâtre et à la vie, en général, c’est que le drame de nos existences dégénère en comédies, que la bouffonnerie essaie de se transformer en tragédie, que l’homme et la femme du peuple supplantent les vrais héros et authentiques héroïnes.
Lorsque les Romains s’emparèrent du théâtre grec qui mettait en scène des personnes cherchant à inventer des solutions à leurs questionnements philosophiques, les gens du peuple chérirent davantage les spectacles de bêtes sauvages se nourrissant de sang humain et les combats de gladiateurs.
Du pain et des jeux, disait-on. De l’animal, du sang, du cul, du cirque.
Que veut le peuple aujourd’hui, être transporté ou avili?
Cette pièce Chambre(s) vous paraît un dérapage, un mensonge.
Qui est capable de mentir vrai?
joblo a écrit :
19 novembre 2009 à 17:49
Suzanne: wow! faisais-tu la souffleuse aussi?
Jeanne: ce que vous appelez une critique est un “prépapier’, une plogue, dans le jargon. Son auteur n’a pas vu la pièce non plus. Et c’est fait pour vous donner envie d’y aller. Ce que je fis…
Sophie a écrit :
19 novembre 2009 à 17:57
Je ne vais pas au théâtre… non pas parce que je n’aimerais pas y aller, mais parce que je suis plutôt casanière et que faire garder mes enfants me coûte les yeux de la tête, sans compter le prix des billets de théâtre! Je ne vais pas au cinéma pour la même raison: je loue les films lorsqu’ils sortent en DVD! C’est comme ça lorsqu’on est maman de quatre jeunes enfants!
Mais je lis des pièces à l’occasion et j’aime bien. Je me contente de classiques par contre. C’est peut-être vieux jeu ou très dépassé, mais j’aime surtout Molière et Giraudoux.
Il faudrait que j’aille voir quelques pièces pour vraiment décider si j’aime ou non. Mais c’est tout à fait légitime d’exprimer le fait que vous n’aimiez pas le théâtre. Ce n’est pas comme si vous n’aviez jamais vu de pièce. On ne peut pas tout aimer non plus!
suzanne rolland a écrit :
19 novembre 2009 à 18:11
Non mais il m’est arrive de donner la replique (ecrite) a certains comediens qui voulaient repeter leur texte. On faisait ca assis sur la plage pendant que Roland Chenail cherchait ses agathes et que Pierre Dansereau amenait des etudiants au rocher.
Oui le theatre etait le fun pour moi dans ce temps-la!
Lalouve a écrit :
19 novembre 2009 à 18:20
@Josée: Ah coquine que vous êtes; j’imagine que vous avez mis “sandwiches, poésie et autres soirs qui penchent” dans la catégorie “récital de poésie” pour éviter d’écorcher ce fabuleux moment de direct ?
N’empêche que ÇA c’était immense, et du grand théatre aussi…
joblo a écrit :
19 novembre 2009 à 18:34
Sophie: yep, si j’avais dû débourser le prix du billet ET de la gardienne, je serais aussi hystérique qu’une comédienne qui mime son désarroi devant une salle… vide. Hier soir, la mamie gardait et j’ai pas payé un rond. J’étais quand même en calvaire d’avoir gaspillé une soirée. Le temps est précieux pour tout le monde.
Lalouve: “Sandwiches, poésie”, j’y ai pensé mais, effectivement, nous sommes dans le récital de poésie livré par des comédiens. Et Louis Mauffette, le concepteur et metteur en scène, est un cas à part. Lui, l’émotion, il va la chercher, et sa propre générosité suinte jusque sur la scène et dans la salle. Un théâtre qui nourrit, c’est rare.
Jeanne a écrit :
19 novembre 2009 à 18:44
Josée, vous avez écrit :
Jeanne: ce que vous appelez une critique est un “prépapier’, une plogue, dans le jargon. Son auteur n’a pas vu la pièce non plus. Et c’est fait pour vous donner envie d’y aller. Ce que je fis…
Je vous remercie de m’informer, moi, femme faisant partie des profanes, de ce MENTIR VRAI de ce fabulateur de journaliste…
Voilà peut-être l’une des raisons de l’agonie des médias!
Le mentir-vrai est une expression inventée par Aragon.
suzanne a écrit :
19 novembre 2009 à 20:08
Je suis psychothérapeute depuis plus de 25 ans. Je soigne les blessures des gens. J’aime l’aspect onirique du théâtre mais je suis souvent décue surtout des piéces hyperréalistes car je n’y crois pas. Étant moi-même exposée aux traumatismes de mes clients, je ne suis pas portée à me rendre au théâtre le soir, revoir les étâts d’âmes de gens que j’ai vu durant le jour et qui ne sont pas toujous bien rendus (après tout les auteurs ne sont pas psychologues!!).
Mais il y a des surprises comme Un tramway nommé désir que j’ai vu récemment (merveilleuse Sylvie Drapeau)et les pièces du théâtre La Licorne qui sont souvent rafraichissantes. J’aime la vulnérabilité et l’intensité des acteurs, je les trouve courageux. Mais les auteurs, pas toujours forts…
Chantale Gingras a écrit :
19 novembre 2009 à 22:29
Je suis prof de littérature, je vais donc souvent au théâtre. Il m’arrive parfois d’être émue et souvent d’être stimulée intellectuellement. Il m’arrive, oui, que des pièces, des jeux d’acteur deviennent pour moi des décharges électriques qui me transportent, m’amènent à me questionner, me fassent vivre quelque chose.
Mais quand du théâtre est mauvais… Dieu que ça peut être mauvais ! Et on est prisonnier. Tenu là deux heures, parfois trois heures, à se retenir, à penser à ce qu’on aurait pu faire chez soi, à ce bon livre qu’on trompe bêtement avec des poignées de mots dits de travers et garrochés dans une mise en scène sans autocritique.
Et j’ajouterai, dans le faux, mon numéro un à ce terrible palmarès : le maudit accent français snob (voire franchouillard) que se donnent ô combien de nos comédiens québécois, surtout les jeunes, qui veulent par là se faire prendre au sérieux et faire “international”. Ceux-ci ne semblent pas comprendre que pour dire l’émotion, pour dire vrai, leur langue — la vraie, pas la trafiquée — n’a pas sa place.
Ils deviennent alors des caricatures… dont on se moque, intérieurement ou non. Et c’est mérité.
Caroline Duplessis a écrit :
20 novembre 2009 à 0:18
Chère Joblo,
vous lisez dans mes pensées que je peinais à exprimer. Je sors tout juste de la pièce L’imposture au grand TNM et je ressens exactement la même impression : du faux, de l’exagération, du vide à coup de phrases pompeuses. 9 fois sur 10, je m’emmerde et ma voisine me donne des coups de coude pour me garder en vie. Merci merci de dire tout haut ce que pensent bien des Montréalais.
Marie Josée a écrit :
20 novembre 2009 à 0:41
Il faut aller à l’Espace Libre. Avec le Théâtre d’Aujourd’hui, ce sont les deux seuls lieux à Montréal où le théâtre devient plus organique et déstabilisant. J’enseigne le cinéma et j’en ai fait dans une autre vie. Cet art demeure toujours mon premier choix quand je veux comprendre le monde dans lequel je vis. Cependant, le cinéma reste virtuel et le contact avec des êtres vivants dans un lieu fermé et sombre me fascine et me touche beaucoup. Pour moi maintenant, le théâtre a remplacé la messe du dimanche. Je le vois vraiment comme un moment de communion. Et pour ne pas gâcher ces rares moments, je ne vais voir que du théâtre qui me bouscule et me fait réfléchir. C’est pourquoi l’Espace Libre, le Théâtre d’Aujourd’hui et SURTOUT la Maison Théâtre avec mes enfants sont des lieux magnifiques où le sommeil ne pertube jamais les pièces que je vois. Je ne peux pas en dire autant de la majorité des autres institutions théâtrales à Montréal.
Jeanne a écrit :
20 novembre 2009 à 13:05
Je flotte toujours entre mes pulsions érotiques et mes délires mystiques, et lorsque j’assiste à une pièce de théâtre, l’âme fendue entre un « ça » regorgeant de pulsions inavouées et un « surmoi » inflexible et encombrant, je détourne mes conflits intérieurs et les dévisage furieusement en spectatrice.
Et quand j’ai besoin de récupérer ma santé physique et mentale, point à la ligne, je relis avidement ce petit texte de Maupassant, Idylle dont voici un extrait :
« Elle se tut encore. Puis elle passa plusieurs fois sa main brûlante sur son front où coulait la sueur. Et elle gémit : “Je ne peux plus tenir. Il me semble que je vais mourir.” Et, d’un geste inconscient, elle ouvrit tout à fait sa robe ».
http://fr.wikisource.org/wiki/Idylle_(Maupassant)
Retrouvons l’héritage de la littérature classique afin de recouvrer jouissances du corps, récréation de l’âme, et surgissement de l’esprit.
La littérature classique vaut bien l’héritage spirituel amérindien, la poésie-thérapie et la psychomagie de Jodorowsky qui n’a rien inventé du tout, ayant puisé sans aucun doute aux écrits de la Renaissance où il était abondamment question de magie naturelle que nous pratiquons tous inconsciemment. Mais modernité oblige!
De la part de Jeanne, une aînée âgée.
Edelweiss a écrit :
20 novembre 2009 à 13:10
Lorsque je vais au théâtre, je cherche une expérience qui me renverra en moi-même, m’amènera plus loin dans la réflexion, me touchera. C’est arrivé, mais pas souvent. Le cinéma me parle beaucoup plus, c’est porteur.
Jeanne a écrit :
20 novembre 2009 à 13:17
Il semble y avoir un problème avec le lien pour la nouvelle de Guy de Maupassant, Idylle.
Vous n’avez qu’à taper 2 mots : idylle maupassant et vous arriverez au texte dont voici un autre extrait :
“Je n’ai pas donné le sein depuis hier; me voilà étourdie comme si j’allais m’évanouir.”
Il ne répondit pas, ne sachant que dire. Elle reprit : “Quand on a du lait comme moi, il faut donner le sein trois fois par jour, sans ça on se trouve gênée. C’est comme un poids que j’aurais sur le coeur; un poids qui m’empêche de respirer et qui me casse les membres. C’est malheureux d’avoir du lait tant que ça.”
…
Il se mit à genoux devant elle; et elle se pencha vers lui, portant vers sa bouche, dans un geste de nourrice, le bout foncé de son sein. Dans le mouvement qu’elle fit en le prenant de ses deux mains pour le tendre vers cet homme, une goutte de lait apparut au sommet. Il la but vivement, saisissant comme un fruit cette lourde mamelle entre ses lèvres. Et il se mit à téter d’une façon goulue et régulière.
Il avait passé ses deux bras autour de la taille de la femme, qu’il serrait pour l’approcher de lui; et il buvait à lentes gorgées avec un mouvement de cou, pareil à celui des enfants.
Soudain elle dit : “En voilà assez pour celui-là, prenez l’autre maintenant”,
Je ne vous dévoile pas le dénouement… Allez-y, tapez!
Jeanne a écrit :
20 novembre 2009 à 13:50
Josée, vous l’aurez remarqué, j’utilise votre blogue afin de libérer my writer within, suivant le conseil de Natalie Goldberg dans son essai remarquable
« Writing Down the Bones.»
auguste a écrit :
20 novembre 2009 à 14:27
…j’avoue que j’ai ronflé hier soir au théâtre. Ça a un peu dérangé ma voisine de droite et peut être ceux de la rangée devant. Quand ce n’est pas réussi c’est long - longtemps. Par contre ai bcp aimé l’impossible retour de Léontine en brassière. Quand c’est réussi, ça peut être fort!
Loin d’être une déclamation d’amour que vous faites au genre, il y a sûrement des aménagements possibles…non? Le théâtre du soleil? Lepage? Serge Boucher? Mais bon, les goûts sont dans la nature. Moi, Pelletier j’aime pas trop!
La Shirley a écrit :
20 novembre 2009 à 18:14
Bon …
Premièrement, Merci !
Deuxièmement, les bizous, les calins et embrassades je les envoie où ?
Parce que ce billet, c’est comme un premier meeting AA, on est systématiquement sorti de son isolement honteux et ça fait VACHEMENT du bien !
CARMEN a écrit :
20 novembre 2009 à 23:23
moi carmen je passe de plus plusieurs années avec un comédienne de théatre de québec, elle fait du théatre au trident, mais quand je l a rencontre comme a noel, elle continue d etre une comédienne, elle est désabusée de ces fetes, et elle prend beaucoup de place , elle est toujours une comédienne meme avec son fils sa belle=fille qui est ma fille et ses petits enfants ,c.
Mauve a écrit :
20 novembre 2009 à 23:41
J’ai 20 ans et j’aime bien le théâtre. J’y vais assez souvent. Au début, on ose pas dire qu’on a pas aimé ça, c’est un peu comme au cinéma, plus on en voit plus on aiguise notre esprit critique. Je suis d’accord avec vous Josée, souvent on a tendance à «sacraliser» cet art. Je viens de Québec et disons que je suis un peu tannée des pièces de mononcle du Théâtre du Trident.
Au théâtre ce sont les deux extrêmes. Autant, j’ai pleuré en voyant Forêt de Wajdi que je me suis emmerdée en voyant une très mauvaise relecture d’Oedipe à Colone.
Véronique a écrit :
21 novembre 2009 à 8:23
Pas plus tard qu’hier soir, j’ai vu la pire pièce de théâtre de ma vie… Moi et mon amie étions exapérées… Nous riions aux moments dramatiques ;c’est tout dire… Nous avons laissé une chance à la pièce… Tous les gens applaudissaient à tout rompre et semblaient enthousiastes… Je me sentais extra-terrestre. Est-ce de la condescendance de ma part, de la lucidité ? J’ai su en regardant sur internet par la suite que le texte était en lice pour le prix Michel Tremblay. Je ne comprends pas. J’imagine que pour moi aussi, tout sonnait faux.
Martine a écrit :
21 novembre 2009 à 10:35
Il sera ROMANTIQUE pour deux…
Josée, en lisant ton texte dans Châtelaine…on dirais que tu connais mon bel amant Robert…il a même lu l’article et m’a dit elle parle de moi!!
Je suis 200% en accord et acquise pour la vie ma chère.
Je te souhaite de faire une telle rencontre…je soupçonne que c’est déjà fait avec la rédaction d’un tel article…jamais je n’ai osé croire qu’un homme aurait ce côté si aigu…je suis au paradis!
Lapinot a écrit :
21 novembre 2009 à 14:42
Cher Josée, je suis sous le choc de votre commentaire ou devrais-je plutôt dire «vagues états d’âme»(puisqu’il ne s’agit pas ici d’une critique, loin de là). Je suis une jeune étudiante en théâtre et je suis sur le point de terminer mes études. J’ai assisté à Chambre(s) moi aussi, et bien que je peux avoir quelques réserves, j’ai apprécié le spectacle. Mais, ce n’est pas de cela que je veux parler, tout le monde a droit à son opinion, aussi insignifiante soit-elle. La vie, c’est comme ça, on aime ou on n’aime pas, ça ne se discute pas. Le théâtre existe depuis le début des temps et c’est un art extrêmement précieux, qu’on se doit de protéger et plus spécialement la création. Ceci est notre culture, elle est en lien direct avec qui nous sommes et où nous allons ; et il faut prendre des risques, on a droit à l’erreur (je dirais même qu’on se doit l’erreur… pour aller plus loin)et de ces erreurs naîtra un jour quelque chose d’unique, voire même de remarquable. Je suis sidéré par votre amertume face à cet art (et en général, je vous plains). À vous écouter, on ferait disparaître des formes d’expression de la surface de la Terre parce que selon vous, elles ne valent plus la peine. Quel manque de respect pour les artistes ! Une chance que vous n’occupez pas un poste important au pays, on serait sous une dictature… Et en lisant les commentaires des gens, cela me fait prendre conscience qu’il reste encore beaucoup de travail pour que les gens apprécient le théâtre. Je comprends le désarroi des gens face à cet art qui semble si peu accessible. Et je souffre moi-même souvent au théâtre, mais comme au cinéma parfois ou dans une expo. Tout n’est pas gloire ou réussite, noir ou blanc, vrai ou faux. C’est donc à moi, jeune de la relève, de faire mon bout de chemin, pour convaincre ces gens du contraire. J’en fait mon défi pour les prochaines années à venir. Je suis pleine d’espoir parce que j’y crois et que j’aime les gens et que je veux faire cet art pour eux,pas pour les autres comédiens. Les spectateurs sont très intelligents et il faut leur faire confiance.
PS : Votre remarque à l’égard du sexe du comédien nu est d’une bassesse sans nom. Vous n’avez aucune crédibilité à mes yeux. Mais bon, c’est une question d’opinion, comme je disais, chacun la sienne…
Quelqu'un comme ça a écrit :
21 novembre 2009 à 14:52
D’abord, ma chère Josée, commencer une critique par une déclaration ouverte de mauvaise foi concernant votre sujet, ce n’est pas le plus grand trait de professionnalisme que j’ai vu.
“Je n’aime pas les endives. Mes amis le savent, il faut beaucoup d’efforts pour me faire manger une endive, et 9 fois sur 10, je la recrache aussitôt dans l’assiette, prise de nausée, dégoûtée. Ceci dit, je vais vous parler de l’endive que j’ai mangée hier.”
Allo? Crédibilité, quelqu’un?
Ensuite, parler à grands coups de généralités vagues du “théâtre”, en avouant du même coup qu’on voit une pièce par année, c’est pas pour améliorer les choses… “L’information est corrompue! Je le sais, j’ai ouvert un journal en 2007!”
Tout un point de vue éclairé. Impressionnant.
Ah oui, vous parliez d’ego. Personnellement, ce que j’ai vu sur la scène du Quat’sous était une collectivité. Dans le public aussi d’ailleurs. S’il fallait chercher un lieu où l’ego exprime vraiment tout son inconscient sans censure et sans se soucier des conséquences, je ne l’appellerais pas théâtre, je l’appellerais disons… blogue.
Vous êtes vaccinée jusqu’en 2010? Tant mieux pour le théâtre.
Et si jamais vous vous faites violence et retournez dans ce lieu damné de toutes les horreurs (pauvre de vous!), je vous souhaite au moins un sexe de comédien intéressant. On dirait que pour vous, un tel élément est d’une pertinence cruciale au sein d’une critique…
Personnellement Josée, je ne m’abaisserai pas à parler de votre physique, n’ayez crainte. Je ne pense pas que ce soit ce qui compte ici. Ce sont plutôt vos idées qui m’intéressent. Qu’en pensez-vous?
Simone a écrit :
21 novembre 2009 à 14:54
Bonjour,
je suis allé voir Chambre(s) et mon impression diffère énormément de la vôtre. Une pièce sans fil conducteur autres que des moments d’émotions; où le son, l’éclairage et la musique participe au mouvement. N’oublions pas de souligner que les comédiens se sont donnés à travers 11 sessions d’improvisation et le spectacle est né en partie de cela. Je crois que cette manière périlleuse de travailler mérite un certain respect. Et quand on va au théâtre, il faut s’attendre à ce que les choses prennent plus d’ampleur que lorsque qu’on écoute un téléroman fleur-bleue avec un sac magique autour du cou. Je dis, si vous n’aimez pas le théâtre, n’y allez pas. Je préfère en tant que public, que le public même gagne en qualité plutôt qu’en quantité…
Tout mon respect (que je me suis efforcée de conserver en écrivant ces mots!
Simone
Sarah a écrit :
21 novembre 2009 à 17:24
Difficile de parler contre le théâtre quand on a tant d’amis qui y oeuvrent. J’aimerais adorer aller au théâtre, mais pas capable. J’adore le ciné et j’ai trouvé dans la danse contemporaine un heureux compromis. En fait plus que ça, pcq pour moi la danse émeut et renverse plus efficacement que n’importe quelle pièce.
jennycat a écrit :
21 novembre 2009 à 17:32
Merci pour ce mot Josée! Il provoque des courriels très intéressants… pour l’humble spécialiste en théâtre que je suis. Marie-Josée avec son Espace Libre résume assez bien ma pensée, mes goûts. Je dors souvent au théâtre, au concert. Ç’est peut-être relaxant “être ensemble”. Il faut avoir du flair pour bien choisir l’évènement. 4.48 Psychose de Sarah Kane (Usine C, mes. Claude Régy, avec Isabelle Huppert) m’a profondément changé. (Il y aura peut-être quelqu’un qui y a dormi!! Quand le théâtre est bon, y’a rien de meilleur. Rien. Ensemble, c’est meilleur, non?
Marie-Claude a écrit :
21 novembre 2009 à 23:22
Bravo chère dame!
Du Josée Blanchette qui rentre au poste!
On ne peut que rigoler de ces irrévérences coquines qui sont votre signature de grande forme.
J’adore , et félicitations pour vos nouveaux cheveux et tout aussi…
Lalouve a écrit :
22 novembre 2009 à 22:04
@Josée; justement, l’oeuvre de Loui Moffette est la clé de voûte de ce succès, mais elle fut portée au delà du silence par des corps et des voix fort notables, tous mis à son service sinon comment aurait-il pu la faire vibrer, la partager, la prolonger ?
Les moments sublimes au théâtre, c’est comme les histoires d’amour puisque tout deux partagent le direct sans reprise possible.(qu’on se comprenne bien, le cinéma reprise pas mal en série mais abien d’autres qualités, donc pas de compétition en vue…) Un manuscrit unique à l’origine, un fêlé de la translation qui osera mettre le corps, la lumière, le son et le mouvement à profit pour souligner l’Intention de l’auteur; tout plein de petits soldats allumés (parfois très mal payés) pour relayer la mission et risquer sans filet le saut de l’ange.
Je n’aime pas toujours ce que je vois au théâtre, des fois je les trouve aussi mal équipés que des étudiants de CEGEP, des fois ils me transportent au 7e sans crier gare.
Vrai que c’est toujours très cher sur le budget de la famille ces petites sorties (mais des carottes cultivées au Québec se vendent au supermarché bien en dessous de leur frais de production, et pourquoi donc ?)
Faut faire gaffe avec les amalgames et la course au mérite des uns et des autres quand vient le temps de leur attribuer la priorité des subventions de la Mater Dolorosa gouvernementale (que nous gardons tous en vie avec nos taxes)
Ce genre de discours ne mène nulle part.
Émouvoir le monde n’est le privilège d’aucune caste d’artistes ou de spécialistes en particulier mais leur devoir à tous en général.
Denis T. a écrit :
23 novembre 2009 à 11:05
D’habitude, je suis assez bon public. Que ce soit au cinéma, au concert, dans les musées ou bien au théâtre. Dans l’ordre de mes sorties, car je préfère le cinéma au concert, les musées au théâtre. Comme je préfère le salé au sucré, le croquant au mou, le saignant au bien cuit, les japonaises aux américaines, les petits seins aux gros, les fourchettes aux baguettes et ainsi de suite.
Pour le théâtre, grand adorateur d’encyclopédies et de dictionnaires, je finis toujours par trouver un lien, une liane quelque part par où accrocher mon imaginaire toujours encline à répondre aux instances d’un monde différent du mien.
J’aime quand ‘ça’ me parle. Et je déteste, probablement plus par orgueil mal placé qu’autre chose, qu’on me prenne pour un enfant qu’il faut conduire par la main… comme si je n’étais pas capable de comprendre par moi-même.
Je suis assez âgé pour avoir vu, entre 10 et 14 ans, des gens comme Jean-Louis Roux, Françoise Faucher, Guy Lécuyer et consort, oeuvrer au théâtre dans une petite ville de la Côte-Nord. Mon père voulait nous mettre en contact avec la culture et ma fois, je m’y plaisais assez.
Je retiens de cette époque que j’ai été privilégié de rencontrer de vrais professionnels du théâtre. Ces gens-là étaient passionnés par leur métier, et pour avoir vu des navets insipides plus tard, je ne peux qu’être ébloui par leur métier.
La dernière fois que je suis allé au théâtre, c’était un peu beaucoup pour aller ‘encourager’ la prestation de mon cousin Paul. Un peu groupie c’est vrai, mais je l’aime tellement ce Paul! que je le suivrais partout. J’avais lu une critique montréalaise avenante de cette pièce et j’étais assez bien disposé, même si on annonçait une pièce truffée de symboles. Comme j’ai en sainte horreur les chapelles pour converties, je me méfie d’instinct des scéances de décryptages auxquelles nous convie, trop souvent, le modernisme en art, peu importe sa forme.
Toujours est-il. Cette pièce était excellente et j’ai adoré ce jeu de métaphores (zut! j’ai oublié le nom de la pièce…).
Je me rappelle, je suis tellement ‘entré’ dans la pièce que j’ai totalement ‘cru’ au personnage de Paul, au point tel que j’ai oublié qu’il était mon cousin. Il m’a fait un de ces sourires quand je le lui ai dit!!
C’est vrai que c’est ‘épouvantable’ ce que vous avez dit à-propos du théâtre ‘contemporain’. Je pense la même chose de la musique orchestrale ‘actuelle’.
Je veux dire: Il y a un bout à nous prendre pour des valises et à nous faire croire à l’art quand l’expérience esthétique, au coeur de la démarche artistique, est déconstruite au point tel d’évacuer la possibilité même d’exister.
Il y a trop d’enculages de mouche par les temps qui courent aux avangardes de l’art pour que ça ne soit pas suspect. La colère du peuple n’est pas fortuite. Elle est fondée! Et surtout, elle empêche, par un effet de retour indésirable et malheureux, l’éclosion des talents de ceux qui ont encore quelque chose à dire, au théâtre comme ailleurs.
Je ne demande pourtant qu’à être réenchanté…
Wapetipetap a écrit :
23 novembre 2009 à 12:33
@Mauve
Les grandiloquences du Grand Théâtre… je te comprends.
Faut aller à Premier Acte… Beaucoup d’essais, parfois des erreurs ou parfois au contraire des lumières, mais surtout beaucoup de coeur.
Lalouve a écrit :
23 novembre 2009 à 18:41
Étre réenchanté, c’est vrai ce que vous dites Denis. Comme les histoires d’amour qui ne prennent pas pour acquis l’adoration de l’autre.
@Wapatipetap: tout à fait d’accord pour Premier Acte. En plus ils ne vous assomment pas avec le prix des entrées. Je veux pas paraître cheap, mais ça compte pour beaucoup dans le choix des sorties cet élément trivial…
Mirkania Ciorra a écrit :
24 novembre 2009 à 0:55
Josée,
Vous m’avez surprise…
je repense à Douze hommes en colère avec ente autres Duceppe, Des souris et des hommes, que j’ai vu à la télé et m’a donné la piqure. Après avoir vu l’Odyssée avec Papineau et Lebeau, je suis restée figée un bon moment et j’y repense encore…
Il y a toutefois du théâtre ennuyeux, mais en général je suis sélective. Néanmoins, cest un des médium que je préfère.
Je me questionne…je suis peut-être out…
Mirka
Denis T. a écrit :
24 novembre 2009 à 8:25
@Lalouve. Ben d’accord itou. L’adoration en amour… il y a toujours un des deux qui est changé en statue de plâtre un jour ou l’autre.