I love Paris every moment, every moment of the year…
De retour à la Toussaint!
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De retour à la Toussaint!
Vlà que notre VLB national en rajoute, il demande la nationalité éthiopienne! Il est vraiment unique celui-là; j’ai toujours un faible pour ses communiqués… Après la reine-nègre, VLB en beau joual noir!
COMMUNIQUÉ – PARUTION IMMÉDIATE
VLB demande la citoyenneté éthiopienne!
Auteur du roman Bibi paru il y a quelques semaines aux Éditions Trois-Pistoles, Victor-Lévy Beaulieu a demandé officiellement hier à l’Ambassade de la République fédérale et démocratique d’Éthiopie à Ottawa de devenir citoyen éthiopien.
Dans une lettre qu’il lui a adressée, VLB signale à Madame Almaz Amaha Tesfay, ministre-conseiller de l’Ambassade, toute l’affection qu’il porte à l’Éthiopie, le berceau de l’humanité, sur lequel il a écrit plusieurs pages de Bibi. VLB voudrait par son exemple qu’on s’intéresse vraiment à l’Afrique noire, qu’on favorise entre le Québec et elle davantage d’échanges culturels, bref : qu’on fasse connaître la culture éthiopienne aux Québécois et la culture québécoise aux Éthiopiens.
Le fait qu’il pourrait acquérir la citoyenneté éthiopienne est d’une grande importance pour VLB. Étant fatigué qu’on le considère comme un simple Québécois de souche, donc comme un quelqu’un de dépassé parce qu’il prône l’indépendance de son pays, un État-Nation français et une culture nationale, VLB croit qu’être accepté dans la grande famille éthiopienne lui permettrait de ne plus être considéré comme un citoyen de deuxième classe dans son pays en devenir. Comme tous les immigrants qui habitent au Québec et oeuvrent dans la culture, VLB pourrait enfin être considéré comme leur égal et jouir, notamment dans la presse écrite et parlée, d’un préjugé favorable et d’avantages sociaux que lui interdisent sa qualité dite de Québécois de souche. Ainsi, pourrait-il n’écrire que des bluettes et faire la une de tous les médias pour y être encensé et catiné, pour ne pas dire porté aux nues dans de longues critiques dithyrambiques, ce qui n’est plus que rarement le cas quand vous n’êtes qu’un Québécois de souche comme le démontre l’accueil fait à Bibi qui n’a été l’objet d’aucune critique dans nos grands médias.
C’est donc avec impatience que Victor-Lévy Beaulieu attend la réponse de l’Ambassade de la République fédérale et démocratique d’Éthiopie, le seul pays d’Afrique qui n’a jamais été colonisé par l’Occident parce qu’il a toujours su préserver son indépendance, sa fierté et sa dignité.
Je ne sais pas pourquoi, j’adore les frigos. En fait, faut pas s’appeler Freud pour deviner pourquoi. Je n’ai pas été allaitée, voilà pourquoi.
Comme j’ai déjà été cuisinière professionnelle dans une autre vie, le mien a “son” ordre et ne s’aventure pas d’y mettre n’importe quoi qui veut. Les oeufs (fermiers, je connais les poules par leur prénom) ont leur place, le fromage aussi, le pain bio dans son coin, y’a que le congélateur qui fasse un peu désordre.
Pire, j’adore les photos de frigos. Je les trouve follement esthétiques et vicieusement anthropologiques. Je ne suis pas la seule. Le magazine Urbania vous invite à envoyer une photo du vôtre ou de sa moitié gauche. Ça en dit plus long sur vous que votre garde-robe, j’en suis certaine. Dans le mien, on trouve toujours des confitures maison, du bio K, un Tupperware de soupe aussi. Si mon frigo est vide, je frise la déprime, je me sens seule, abandonnée, affamée.
Vous irez voir ici aussi pour d’autres photos d’intérieurs de frigo. Les histoires qui accompagnent le contenu (ou son absence) sont délicieuses. Pour voyeurs et gourmands…
Abolir les tempêtes de neige? Why not? Ça pourrait faire partie du programme de Richard Bergeron, ça, tandis que les deux autres candidats à la mairie montréalaise essaient d’éliminer la mafia.
La neige, j’adore, mais pas en ville. Z’imaginez les économies et le casse-tête qu’on s’épargnerait sans tempête de neige au centre-ville? Mais j’avoue que tous les écoliers seraient privés de journées pédagogiques impromptues et je savoure le calme et le silence des tempêtes. Mon coeur balance…
Je l’avoue, je suis indigne.
D’abord j’ai laissé mon B manger de la saucisse Hygrade chez la voisine dimanche soir. Moi qui n’achète que des saucisses au tofu, c’est la honte ou la listériose en incubation, c’est selon. Moi qui ne me badigeonne les sinus qu’à l’huile d’origan, je lui ai donné des antibios durant 10 jours avec une pompe deux fois par jour (oui madame!) pour cause d’épidémie de bronchite à l’école, voilà que je me morfonds. Je lui ai aussi refusé une Wii (dis oui maman!) sans raison, comme ça, parce que bon. Et même si le p’tit voisin en a une.
Par contre, le petit voisin, il n’a pas encore lu “Colocs en stock“, Tintin sous-titré en joual, alors que toi tu apprends à sacrer dans les albums jeunesse que t’offre à lire ta maman. Si c’est pas édifiant. (Entre nous, c’est assez nul de lire le capitaine Haddock qui y va d’un: “Mille milliard de mille sabords! Là, c’est l’boutte! Chus tanné! Le ratoureux! Le joualvert! Un pétard en-dessous de mon fauteuil, pendant mon somme! Ça fait! J’va le sacrer dewors!“)
J’ai aussi dit non pour les décos d’Halloween. “Je ne serai pas là, anyway.” Il paraît que je vais être la seule à ne pas avoir du coton à fromage ou de la ouate à ramasser dans les arbres le 1er novembre. Quant aux bonbons, je n’en ai pas achetés. Habituellement, je recycle ceux de l’année précédente.
Et puis, j’ai décidé de concert avec son père, qu’il se ferait vacciner, moi qui me gave d’Influenzinum 200K depuis des mois. Je sais, je suis pathétique.
Mais je me soigne. Je m’en vais en voyage de fiançailles, accompagner mon futur mari dans son travail. Je vais jouer la Bettie de Don Draper, tester le matelas et le “room service” dans le 16e.
Sans enfant.
Don Draper et “birdie” dans Mad Men