Archives de : juillet, 2009
Et pour terminer, des recettes, des adresses, 15 liens essentiels.
Je quitte pour l’aoûtement annuel, parce que la liste des recettes à faire m’occupera largement. Les premières tomates pointent le bout du nez. Je salive déjà en songeant à la tarte aux tomates, au gaspacho à l’avocat, aux pâtes aux tomates cerises crues, au chowder de maïs et palourdes à la coriandre, aux chips de sauge, aux tartes aux bleuets et bleuets au chocolat.
Je vous laisse avec cette recette que j’ai améliorée l’année dernière, de faux blinis aux aubergines que le chef Daniel Vézina de Québec cuisinait à notre émission Olives et Papayes (dans une autre vie, j’étais animatrice d’émission culinaire et je me prenais pour Suzanne Lapointe). Comme je suis surtout végétarienne durant l’été, j’apprécie beaucoup ce genre de plat qui peut également se servir en entrée ou au brunch.
Je cuisine rarement avec la tasse à mesurer, vous m’excuserez, mais je vous fais confiance, vous saurez vous montrer téméraires.
Faux blinis à l’aubergine et maïs, salsa de tomates et fromage de brebis
Vous prenez deux aubergines et vous les fendez en deux sur le sens de la longueur, les placez au four (à 350 F) sur une plaque huilée et laissez cuire jusqu’à ce que la chair soit tendre. Passez-la au robot avec un filet de jus de citron et réservez.
Préparez une pâte à crêpe avec 1 tasse de farine (additionnée de 1 c à thé de poudre à pâte et de sel), 2 oeufs, assez de lait, un peu de beurre. Laisser reposer.
Faites cuire quelques épis de maïs, disons 2-3- selon la grosseur et retirez les grains de chaque épi à l’aide d’un couteau.
Ajoutez le maïs et la purée d’aubergines à la pâte à crêpe. Assaisonnez.
Préparez une salsa de tomates fraîches avec du basilic, de la ciboulette, de l’ail, de l’huile d’olive, un filet de vinaigre balsamique, du sel et du poivre frais. Vous pouvez ajouter des olives noires si vous le désirez.
Prenez des cubes de fromage de brebis marinés et laissez-les mariner…
Faites cuire vos crêpes sous forme de blinis, idéalement dans une crêpière en fonte. Servez-les chauds avec la salsa de tomates, et les cubes de fromage de brebis pour garnir.
Un rosé pour rafraîchir le tout. Ou je recommande un vin blanc que je viens de découvrir, le Vidal ou le Vidal Réserve du Domaine les Brome, un vignoble estrien. Rien à envier à de très bons Côtes-du Rhône. J’en ai acheté une caisse, c’est dire.
On se retrouve dans un mois pile. Soyez sages, soyez fous, soyez soyeux.
On fera dans les recettes cette semaine. Les vacances approchent… Aujourd’hui, vous aurez besoin de quelques oignons pour pleurer, nous ferons la mise en place pour la recette du bonheur.
Personnellement, le bonheur pouvait bien venir cogner à ma porte, j’avais fait venir le serrurier et changé les clés. Il pouvait bien se pointer le bout du nez, je lui aurais claqué la porte dessus. D’abord, faut le reconnaître quand il est devant soi. Et ça peut faire peur, le bonheur. Je le sais, sans me vanter, j’ai fait peur à beaucoup d’hommes.
Comme chante Moran: Je te donne ce qu’il faut de bonheur, même si t’en a rien à foutre. Je te donne ce qu’il faut de malheur, comme si c’était la route qu’il faut prendre pour se rendre à ton coeur.
Mais pour le goût du malheur, j’avais donné. Alors…
Alors rien. Après six ans de malheurs, tu attends que les miroirs se recollent. Tu retiens sagement ta respiration la septième année. Tu te fais toute petite dans ton coin, coite, tu fais la morte, tapie comme la tapisserie. Pas tout à fait morte, “juste semblant” comme dit mon B. Tu fais semblant et tu finis par te croire. Parce qu’il faut y croire pour continuer. Tu t’accroches à ton rêve, un chalet de montagne, l’innocence d’un enfant, tu t’accroches à des phrases qui font partie de l’héritage familial. “On est pas des lâcheux“, comme disait mon père. Famous last words. Il nous a lâchés.
Le bonheur, cette fois, j’ai su le reconnaître, lui faire une place. “C’est rien que ça le bonheur?” me disait Languirand récemment. J’aime bien aussi cette phrase (qui n’est pas de moi) dans mon texte de vendredi dernier. ” Vois-tu, fiston, nous sommes la plupart du temps bien plus heureux que nous ne le croyons!” Un bonheur, c’est sans histoire et c’est fragile.
Depuis que le bonheur est venu cogner à ma porte, j’ai peur qu’il disparaisse. Quand tu as pris six ans de “gros temps” dans la gueule, tu sais que tu peux tout perdre. Faire le pari du bonheur, c’est risquer encore. Et j’ai moins envie qu’avant des treks en Chine à dos de chameaux. J’en ai même refusé un dernièrement, juste pour pas trop secouer le bonheur, juste pour pas aller le chercher ailleurs.
Tanpiche ma biche, tu iras t’esquinter les rotules dans les hauteurs une autre fois. Pour l’instant c’est coucouche panier, on savoure son bonheur tranquille avec Émile et tant pis pour les exploits, tant pis pour le roman, y’en a déjà quelques tomes d’écrits. C’est le temps de se remettre du gras sur l’échine, le bonheur vient au kilo (parfois au gramme), t’en as déjà deux de plus…
Là, tout de suite, c’est le temps de se reposer, de refaire ses forces et d’y croire. Pas de s’y accrocher, non, seulement d’y croire. Et de faire de cet instant une éternité.
Ah oui, j’oubliais! Et le bonheur, il est contagieux. Pire que la H1N1! Alors, je vous fais la bise en souhaitant que vous l’attrapiez.
2009 ne sera pas un grand cru pour les confitures (trop d’eau, des fruits acides, qui mûrissent dans l’entrepôt plutôt que sur l’arbre), quoique les cassis s’en sont sortis pas trop mal. Et je lustre la confiture, en finale, avec une cuillère à table de beurre doux, comme le faisait ma belle-mère anglaise. “Arranger” les cassis, c’est comme égrener le chapelet, il faut avoir beaucoup de péchés à se faire pardonner et ça passe tout seul.
Cela dit, ce sera une année mémorable pour le cresson. Je l’achète chez le Vietnamien du marché Atwater qui vend des légumes asiatiques sans pesticides chinois. Il nous les vend en pesant le tout sur sa vieille balance de métal et en baragouinant, “penez épinards pochaine fois, tèèès bon pou digession“.
Son cresson respire le bonheur, suinte l’humidité et vous laisse un joli goût poivré en arrière-bouche (je sais, vous pensez à mal et c’est à moitié normal, comme dirait mon pote Jamil), sans compter le croquant: tout simplement exemplaire.
En faisant des recherches sur le film Julie & Julia (sortie le 7 août et je ne me contiens plus de joie), je suis tombée sur ce vidéo-blogue de cuisine. La recette du jour est dédiée à Julia Child et je salivais ce matin à 7h en me promettant d’apprêter ce poulet rôti au cresson. Moi aussi, je recevrais n’importe qui avec cette recette. Même Julia (avec Jamil).

Meryl Streep dans le rôle de Julia Child
Suffit pas de l’écrire sur son blogue, il faut aussi le faire à la criée et publier les bans à l’endroit où l’on se mariera. Comme mon promis me décrocherait la lune, je lui ai proposé de publier les bans sur la lune. On pourrait y écrire les paroles de la chanson de Sinatra.
“Fly me to the moon
Let me sing among those stars
Let me see what spring is like
On jupiter and mars
In other words, hold my hand
In other words, baby kiss me”
Vincent Abry nous l’apprenait cette semaine, ce n’est qu’une question de temps.

J’ai choisi le lot 60, nommé Julius Caesar et vendu aux enchères à partir de 619,000$ USD. Avec une visibilité de 92%, j’estime que ça couvre pas mal de territoire. Pour le meilleur et pour le pire, qu’ils disaient. Je ne sais pas encore si cette nouvelle tient du meilleur ou du pire…
En attendant, voici le meilleur!



