La petite reine

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Je suis ravie de l’accueil qui a été réservé à Michaëlle Jean chez les cousins. Le charme fait tout. Si lady Di a su devancer le prince Charles dans le coeur des Britanniques, il n’est pas difficile d’imaginer que Michaëlle peut battre Stephen Harper à plates coutures. Surtout qu’elle est très couture notre petite reine. Et le Canada a bien besoin d’une ambassadrice qui parle cinq langues et fait oublier les bourdes de Kyoto, le peu d’histoire pour le trop de géographie. Parfois, la politique a besoin d’être réenchantée pour qu’on puisse y croire. Je voterais n’importe quand pour Michaëlle.

Il suffit de lui avoir parlé cinq minutes pour comprendre que le charme est un mélange de charisme, de gentillesse (dans son cas), d’aisance et de simplicité. Michaëlle Jean vous fait toujours sentir que vous êtes son égal. Et moi qui ne l’ai connue que très brièvement, du temps où elle oeuvrait à la Société d’État, je sais qu’aucun protocole ne peut ternir cette aura spectaculaire. Elle est née “coiffée”.

J’ai reçu récemment, pour mon anniversaire, un cadeau qui a été également remis à notre petite reine, par mon ami Jacques Languirand et son épouse “madame Dumais”.
La voici, une autre petite reine, la Kuan Yin, déesse de la grâce, de la clémence, de l’indulgence et de la compassion. Un Bouddha féminin que je regarde chaque matin en espérant que le jour nouveau m’amène à ce degré d’équanimité. C’est la grâce que je vous souhaite.

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Magnolias en amour

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Et puis, être en amour c’est s’ennuyer de lui même quand il est là.
C’est fleurir l’un à côté de l’autre comme deux magnolias au printemps.

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Et c’est se faire l’amour à travers les branches…

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Les liens du sang

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J’ai été émue en le lisant, bien sûr. Et contente pour Léon qui a retrouvé un grand-papa.
Son fils Manuel, m’avait confié il y a deux ans combien il avait rencontré l’amour inconditionnel en devenant papa. Il n’y croyait pas avant cela.

Et en lisant la seconde partie de la chronique de Foglia, on sent bien que l’amour inconditionnel est là, entre ces deux générations qu’un autre Foglia sépare.
Et les liens du sang, même si on fait du boudin avec, ça reste du sang. Du sang un peu plus solide.

Blood is thicker than water, une fois de plus.

His eyes telling you all

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Dans la pénombre du théâtre, elle m’a glissé dans l’oreille: “C’est comment être en amour?“. Elle aurait eu dix ans, j’aurais souri, mais une quarantenaire établie qui vous pose la question, ça donne un léger frisson et vous fait mieux mesurer votre chance. Ou votre disponibilité. Ou votre naïveté. Ou votre entêtement. Ou votre foi. Ou votre santé cardiaque.

- L’amour? Être en amour. Doux calvaire. L’avoir sous la peau, vouloir se l’arracher pour lui. Ne faire qu’un et en faire mille. Et avoir peur d’en faire trop, comme chante Moran. Être certaine que c’est LUI et s’en faire une obsession parfois tranquille, parfois houleuse. Porter cette boule au fond du plexus et soupirer, soupirer comme un coeur qui désire et chavire. Se répéter “Mais qu’est-ce que je vais faire avec toi?”. Mesurer chaque minute qui te sépare de ses bras, te regarder souffrir et y prendre un certain plaisir, se dire que l’exaltation des sens ne peut connaître meilleur ambassadeur, comprendre que la liberté est là, là, là, aux quatre points cardinaux de son épiderme sensible, dans tous les culs-de-sac de son âme et pas du tout où on la cherchait. L’éternité est en nous.”

“Et réaliser que tu peux l’emmener au Paradis ou en Enfer. Et lui aussi. Que tu disposes de ce pouvoir terrible. Et choisir le Paradis au mieux de ta connaissance. Et subir la tristesse, pour un mot, pour un silence, un oubli, un malentendu, un geste, porter cette chaîne qui te coupe les ailes à nouveau. Puis, l’entendre rire et te sentir plus légère. Le regarder pleurer et fondre avec lui. Lui donner les clés de soi, lui ouvrir tout ce qui est en soi, ce qu’on ignorait de soi, ce qu’on oubliait de soi avec tant de talent. Lui montrer l’étendue des massacres et des victoires. Le faire tien, dans ton récit, comme le guerrier d’exception qui vient rompre le cours de l’histoire et faire fuir les dragons maudits. Sans forcer, faire de même dans l’autre sens. Aller vers son récit, s’y établir. Poser ses bagages, enfin.”

“Être en amour, c’est aussi avoir le sentiment que le temps passe atrocement vite, qu’une vie n’y suffira pas, que chaque instant est si précieux qu’il ne faut pas laisser nos egos dans le chemin, qu’il ne faut plus répéter les erreurs de jeunesse, qu’il faut à tout prix réparer sur-le-champ, ne jamais se quitter sur un malentendu, ne pas se coucher fâchés, tendre la main le plus souvent possible. Compagnons de route sur la carte du Tendre.”

“Et aussi, ça vient avec l’insomnie. On dort peu quand on aime. Les endorphines, sûrement. Et lire de la poésie la nuit, c’est ce qui se rapproche le plus de faire l’amour. Parfois même on écrit pour faire chavirer le jour: His eyes telling you all / The impatience of his taking.”

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Sur le thème bien contemporain de l’amour et de la liberté, deux quêtes contraires (encore que!), je vous recommande le dernier magazine Philosophie en kiosque, et son dossier “Aimer au temps de l’individualisme. Entre indépendance et romance, la forme contemporaine du drame amoureux.
Reddition, reddition. L’amour ne peut exister sans reddition. Tout le monde gagne.

Pour l’âme et le corps

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Semaine prolifique au rayon musical. C’est vendredi, on partage.

Suggestion du frangin qui m’a “ordonné” de me la procurer sur le champ: Alela Diane.
Une caresse pour l’âme. Du folk à mon goût. Cette Californienne m’accompagne partout.

Et puis, achat impulsif, parce que je ne résiste pas au mot “rumba”. Mon corps non plus. J’ai dansé là-dessus ce matin. Et mon B commandait: “ENCORE!” entre deux bouchées de crêpes. Las rubias del Norte.