Confitures et déconfitures

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Les fraises sont déjà terminées et elles attendent sagement les récipiendaires dans mon frigo. Les confitures d’abricots sont congelées. Bientôt, ce seront les prunes jaunes, puis les mauves, je me tâte encore pour le cassis. Dans la famille, la saison de la confiture a son calendrier, ses rites, ses objets de culte, comme une religion.
Mon frère et moi sommes des adeptes depuis notre tout jeune âge. J’aime les manger, étendre le doré de l’abricot sur la baguette grillée, le vermeil de la framboise tout à côté. Jouer à ne pas savoir par où commencer.
Je ne me souviens pas avoir sauté une saison. D’ailleurs, si les autochtones comptent leurs années en nombre d’hivers, je compte ce qui me reste à vivre en été(s). Ce sera toujours le dernier. Et je m’en voudrais de le gaspiller.

J’ai connu beaucoup de déconfitures dans ma vie mais les confitures ne m’ont jamais trahie. J’y reviens toujours. Et comme dit ma copine Geneviève: c’est bon pour tout. Réparer, soudoyer, offrir de l’amitié en pot. Et pour le petit creux de quatre heures.

Du côté de Santa Monica, mon frère est dans les fraises rhubarbes et les groseilles, ces jours-ci. Beau programme. Je vous souhaite du fruit, du sucre et beaucoup de chaleur.

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Bassine de cuivre, fraises et rhubarbes de Santa Monica…

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Et voilà le travail!

On se retrouve début août pour les bleuets…

Flusher les héritiers

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J’essaie d’avoir une conversation téléphonique avec Bibi, ma GO préférée, ma co-mère adoptive. À nous deux, je dis toujours que nous formons la mère parfaite: le fun, organisée, jamais prise au dépourvu, toujours d’attaque pour aller se taper le Chat Botté offert gratuitement par La Roulotte ou les costumes du moyen-âge au Musée de la Civilisation. À nous deux, nous déployons des réserves de Purrel et de patience, d’imagination et de projections dans le futur. En attendant que nos gars aillent prendre une bière ensemble (si je calcule bien, il nous reste une bonne douzaine d’années), nous les or-ga-ni-sons.

Bibi: On pourrait aller au musée, s’il pleut. Au musée du Québec, les ateliers de bricolage sont fantastiques. Sinon, on les emmène jouer au soccer sur les plaines d’Abraham.
(En background: Woooooouuuuuuuiiiiiiinnnnnnnnn! Lâche çaaaaaaaaaa! Mamaaaaaaaaaan! Il veut pas……) Attends, je ferme la porte de la toilette.

Moi: On peut se rappeler, si tu veux?

Bibi: Non, non, les toilettes c’est par-fait.

Moi: Je sais pas comment tu fais avec trois. Moi, je pourrais pas. Tu viens danser ce soir?

Bibi: Avec trois, c’est juste le niveau de décibel qui est plus élevé. Non, j’irai pas danser, j’ai mal à la tête. Les enfants couchent sur le trempoline dans la cour avec leur père ce soir. Le pire qui peut leur arriver, c’est de se faire piquer par un maringouin. Moi, je suis déjà en pyjama. Je vais commencer la quatrième saison de Six feet under. Je capote sur Nat.

Moi: Lâche pas ma chérie. Étire Six Feet tant que tu peux. C’est encore mieux qu’un amant, crois-en une célibataire qui s’est tapée les cinq saisons en un an… Tout bénef, pas de trouble, pas de maladies transmises sexuellement ou mentalement, pas de contraception lourde. Nat te fera jamais chier. Mais sors des toilettes, pour l’amour!!!

Vertige et taxes en sus

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Les Torontois vont assister à un drôle de spectacle aujourd’hui: une table suspendue au bout d’une grue avec une vingtaine de convives qui s’envoient un repas gastronomique derrière la cravate. Le concept Dinner in the sky viendra faire un tour à Montréal à la fin d’août.

“Après Bruxelles, Londres, Berlin, Johannesbourg et Dubaï, Dinner in the sky est maintenant offert au public canadien grâce à l’initiative d’Altitude Concepts, une firme montréalaise spécialisée en production d’événements. Dinner in the sky peut accueillir 22 convives, un chef, deux serveurs et deux coordonnateurs à la technique. Grâce à une plate‑forme actionnée par une grue, cette table high-tech peut être élevée jusqu’à 50 mètres dans les airs.”

Bon, ok, on est allés sur la lune, mais on en est revenus, non? Moi qui ai peur dans la grande roue à la Ronde, comptez pas sur moi. God’s way of telling you you have too much money.

Et K me fait l’amour

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J’ai craqué pour lui en première partie du spectacle de Moran cet hiver. Son disque vient de sortir chez nous. K, tout simplement.
Et son tube, L’amour dans la rue, est une ode à l’amour avec le regard. Pas blasé le mec. Vous irez l’écouter…

Gisèle fait reverdir

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Je laisserai de côté les blagues salaces et les jeux de mots qui font rimer semence avec transe. Admirez plutôt le bois d’allumage. Fuck. Je veux dire, Goddess!

Gisèle, la top modèle brésilienne rides again “sur” le dernier GQ. Elle y est décrite comme le “symbole de la perfection femelle régnant sur la planète”. J’ai presque senti un début d’érection en lui voyant le slip de gars Calvin Klein.

Faut pas croire, Gisèle ne fait pas que vendre des bobettes aux mecs (même ceux qui n’en portent pas m’ont dit qu’elle leur faisait de l’effet). Elle a un blogue vert! Et ça aide la cause, selon Treehugger.
Mais entre vous et moi, Gisèle pourrait avoir un blogue sur la circoncision des mouches noires, qu’elle aiderait leur cause aussi. Tout le monde voudrait entrer en religion avec elle…